Pourquoi de gauche ?

« Je mourrai à gauche, malgré elle, malgré moi. »

Albert Camus




Un an (ou presque) après la victoire de Sarkozy, quelques jours après le retour triomphal de Berlusconi au pouvoir chez nos "amis" transalpins, la gauche, je veux dire les gens de gauche, de coeur, de conviction, doivent s'interroger.
Pourquoi la gauche ne séduit plus ? Pourquoi la droite - et en particulier la droite populiste, catégorie dans laquelle je placerais Sarkozy et Berlusconi -, au contraire, s'impose ?
Pourquoi la gauche a-t-elle perdu les classes populaires, qui, d'élections en élections, rejoignent cette droite populiste, ou pire encore l'extrême droite ?

Le débat de personnes au PS, par média interposés, par livres interposés, ne mène à rien. Valls, Moscovici, Royal, Delanoé, DSK, think tank, nouveau nom de partis, mouvance, motion, congrès : au fond, on s'en fout. Encore plus les gens qui souffrent.

La gauche perd-elle sur son programme?
Parce qu'il est mal expliqué ; est-ce un problème de communication, de clarté, de cohérence?
Probablement de tout cela.

La gauche modérée est inaudible et indécise sur la question des retraites, sur la question de la fonction publique ou de la rénovation de l'Etat, sur son rapport au marché, sur ses considérations européennes.
Elle est muette sur les questions d'immigration, souvent sourde aux questions de sécurité.

Alors, que faire ?
On nous répète, à l'envi, qu'il faut se RÉNOVER, changer le LOGICIEL, bref on s'amuse vocabulaire. Au fond, au bout d'un an, la gauche - le PS, les Verts, le PRG - a-t-elle évolué ? Si peu.
Si des rapports ont été menés, parfois très intéressants (par exemple celui sur la société et l'individu), ils restent abscons et quasi-inutiles car réservés à une certaine caste surinformée ou à l'élite.
Au fond, il faut un message clair, une unité, des concepts simples qu'on peut associer à la gauche d'aujourd'hui.
Est-elle antilibérale ?
Est-elle capitaliste ?
Est-elle étatiste ?
Comment compte-t-elle lutter contre le chômage ?
Que pense-t-elle de l'immigration, des questions d'insécurité, de l'avenir des banlieues ?
Se tourne-t-elle vers le PCF ou le centre (MoDem) ?

Qui, aujourd'hui, est capable de répondre à ces questions ; à part donner SON propre avis.
Je sais, je vois, les gens de gauche perdus, en manque d'idées, dépourvus devant les questions simples des sceptiques. C'est la fin des idéologies ; la droite s'en sort mieux avec des slogans percutants, bien que mensongers, erronés, insupportables ("le travailler plus pour gagner plus", c'est plus clair que "l'ordre juste", "le gagnant-gagnant" ou "la France présidente").

Les dirigeants des partis doivent descendre de leur piédestal, dans des débats participatifs s'ils le veulent et le font sincèrement. Mais, ils doivent impérativement se remettre d'accord sur ce qu'ils sont, ce qu'ils veulent, ce qu'ils proposent.
De la clarté et de la sincérité en somme.
En sont-ils capables ?
Il en dépend de l'avenir de la gauche. Si nous voulons éviter les Sarkozy de demain et celui de 2012.


M.
# Posté le vendredi 18 avril 2008 00:45

Les municipales

Les municipales
Je trouve ça bête de parler de victoire de la gauche. Quand j'entends Royal ou Hollande se pavaner je pense qu'ils n'ont pas compris le problème.

Le problème c'est qu'il s'agit d'une défaite de la droite avant tout. Cette défaite s'explique par la personnalité de Sarkozy, qui n'a visiblement pas compris ce qu'était un président de la République. Ses réformes sont injustes et néfastes pour le pays. Le pouvoir d'achat des français, les lois fiscales, les franchises médicales... On assiste même à des réformes faites à la va vite. Plus de pub sur Francetélévisions par exemple.

De ce mécontentement, il fait construire un projet bon pour la France. L'UMP propose des choses décevantes, n'a pas de solutions pour régler les problèmes des français. Le Modem lui n'a aucune proposition, ils ne parlent d'aucun point précis...

En tout cas les résultats des municipales m'ont redonné espoir. Toulouse, Paris, Lille, Strasbours, Reims, Caen, Lyon, Angers, Le Mans ( :-) ) qui sont à gauche pour ne citer qu'eux...

C.
# Posté le lundi 17 mars 2008 13:29
Modifié le jeudi 20 mars 2008 14:13

Sarkosy au salon de l'agriculture

Voilà l'image d'un président incapable de garder ses nerfs. Il est vraiment dangereux.. Pourquoi l'avez vu élu? Pourquoi?
# Posté le dimanche 24 février 2008 11:04

Enorme

Autant je trouve pas Anne Roumanoff spécialement drôle mais là il faut reconnaître qu'elle fait très fort.

Pour notre cher président du pouvoir d'achat, qui
- fait payer des franchises médicales, mais qui fait des cadeaux fiscaux derrière qui font perdre des milliards à l'Etat,
- dit qu'il n'y a plus d'argent dans les caisses de l'Etat
- met en avant sa vie privée et des stars pour fair eoublier son maigre bilan à la tête de l'Etat
- renvoie plein d'immigrés mais en réalité fait grossir les chiffres (parfois pour une personne renvoyée, elle compte comme 4 renvois)
- n'est même pas capable de maîtriser l'inflation

En gros, le pouvoir d'achat baisse de plus en plus, l'inflation est de plus en plus élevée, on paie d eplus en plus mais on a de moins en moins d'argent. Félicitations !!!
# Posté le mardi 22 janvier 2008 11:37

La Présidence de la Vulgarité.

Bonjour à toutes nos lectrices et à tous nos lecteurs,

Après quelques mois de sarkophilie, il est peut être temps de faire le point sur ce qu'on peut appeler le système Sarkozy. Et quelques adjectifs ressortent pour en parler : vulgaire, obscène, indécent, superficiel...

On peut parler du plus important, c'est vrai, et c'est le fond : il y a notamment le durcissement des conditions d'entrée des immigrés. C'était dans son programme, et les Français l'ont en partie élu sur ça, la politique du bouc émissaire ayant si bien fonctionné. Par un tout de passe-passe mystificateur incroyable, on a donc réussi à faire croire aux pauvres que leurs difficultés étaient dues à plus pauvres et misérables qu'eux (les immigrés vous l'aurez compris). Je ne suis pas de ceux qui disent que ce sont les plus riches les plus responsables mais à choisir je trouverais ça plutôt logique que ce sont ceux d'abord qui ont du pouvoir et de l'argent qui peuvent influencer la vie des plus modestes.
Aussi, parlons de ces hommes qu'on traite avec des chiffres, les quotas de Brice, les immigrés : quand pensera-t-il au nom des Droits de l'Homme - qu'il évoque pourtant si souvent pour chanter la gloire de la France avec une arrogance incomparable - d'améliorer les conditions de vie des sans-papiers, que ce soit dans les centres de rétention ou dans des zones de non-droit comme autour de Calais !?

On peut parler des réformes des régimes spéciaux, certes nécessaires, pour de simples raisons démographiques... mais pourquoi traiter avec tant de mépris les bénificiaires (notamment les cheminots)? Pourquoi les faire passer pour des parasites ? Pourquoi ne pas dire que s'ils avaient des avantages conséquents au niveau des retraites, ils cotisaient plus que les autres salariés (certes pas assez pour compenser les dits-avantages) et qu'il était normal qu'ils voient dans cette réforme une injustice réelle et une perte à gagner devant être contrebalancé? Le pire, c'est encore cette politique du diviser pour mieux régner, cette manipulation odieuse de l'opinion publique, qui est d'ailleurs à la base du système Sarkozy.

On pourra parler des réformes de l'université. Elle était nécessaire, l'autonomie est une bonne idée pour mettre de l'huile et du flexible dans les rouages. On pourra juste regretter l'imbroglio général, les informations et les désinformations, comme le sectarisme de certains syndicats étudiants.

Il y a bien d'autres sujets que je pourrais évoquer, comme l'adage "travailler plus pour gagner plus", une stupidité effarante qui a germé dans les têtes de nos géniaux citoyens. S'ils veulent travailler plus pour gagner autant, je ne les empêche pas. Je suis favorable à flexibiliser le marché du travail en France, j'ai conscience que les blocages affectent autant notre économie que le pouvoir d'achat des Français. J'apprécie l'idée de Giddens à la base du blairisme et de la social-démocratie scandinave : protéger l'individu et non le poste. Malheureusement, Sarkozy et ses sbires sont bien loin de cette idée puisqu'ils ne sont que dans la représentation, la manipulation du symbole, de l'opinion, le regard fixe sur les sondages... Je crois que la France souffre de son fonctionnement hybride : ni totalement libéral, ni vraiment étatiste et dirigiste, la France se cherche, au même titre que les Français aux revendications parfois si contradictoires. Devant cette mélasse collante, Sarkozy ne peut rien car il ne sait rien. Ce n'est qu'un nouveau riche qui voulait le pouvoir pour le pouvoir, pas pour appliquer des idées et faire grandir la France. C'est un président bling bling, du chic et du toc, de la prétention, de la représentation. Les valeurs de la République, il les piétine du pied au besoin, comme les espoirs de ses électeurs.
Il les piétine du pied quand il félicite Poutine, quand il embrasse Khadafi, quand il utilise la presse people et quelques filles de petite vertu pour masquer ses résultats médiocres.
Il nous fait honte. Il fait honte à son poste.
Il le fait quand il se prend pour un caïd face à des pêcheurs qui l'insultent.
Il fait honte à la démocratie quand il encourage Dassault à faire son apologue dans les premières pages du Figaro.
Il nous fait honte avec son anti-intellectualisme assumé.
Sarko, c'est la France décadente, c'est la France qui perd. Assurément.

Alors quoi?
Il n'y a plus qu'à espérer l'apparition d'un homme (ou d'une femme) providentielles à gauche. Mais qui ? Qui aura le courage de revenir à une pratique politique plus saine et plus noble et à refuser les armes de Sarkozy et de l'UMP ?
A mettre en place des fondements idéologiques (pas dans le sens du dogme mais dans celui d'avoir un projet pour un système cohérent d'idées) solides et modernes.
A redonner l'espoir aussi en faisant le point. C'est quoi d'être de gauche, en France, au XXIème siècle (et en Europe)?
Tiens, j'oubliais l'un des rares bons points de Sarko : le traité de Lisbonne (mais quoi qu'il en dise, il ne l'a pas obtenu tout seul cet accord si indispensable...).

Cordialement,

M.
# Posté le jeudi 10 janvier 2008 10:21

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