Les principaux partis de gauche actuels

Les principaux partis de gauche actuels
En vue de la présidentielle de 2007, un projet de gauche s'élabore entre les grands partis. Il excluera alors la gauche radicale, pour qui le capitalisme est forcément négatif. Nous ne nous sentons donc pas concernés par les partis allant du PCF à la LCR. Le communisme, pas trop pour nous. Nous, c'est l'économie sociale de marché, avec l'intervention raisonnée de l'Etat pour corriger les effets néfastes du marché quant à l'équité.

Le parti socialiste est incontestablement, à l'heure actuelle, le parti principal de la gauche démocrate en France. François Hollande en est le premier secrétaire et en fait cette petite description :

"Le socialisme est né du « contraste entre le faste des uns et le dénuement des autres, entre le labeur accablant et la paresse insolente. Il n'est pas le produit de l'envie, qui est le plus bas des mobiles humains, mais de la justice et de la pitié, qui sont les plus nobles ».

De Jaurès à Jospin, les socialistes ont imposé une autre vision de la société, plus juste et plus solidaire. Sans la gauche, je laisse chacun imaginer ce que serait le visage de la France et plus largement celui de l'Europe aujourd'hui.

Mais notre combat ne s'est pas éteint après nos premières victoires. La gauche demeure tout à la fois une espérance et le moyen de défendre les droits acquis que la droite remet en cause avec l'esprit de système. Une fiscalité plus équitable contre une baisse inégalitaire des impôts, la promotion et l'émancipation de tous par l'éducation tout au long de la vie contre une école à deux vitesses, l'accès de tous aux soins et la sauvegarde de notre système de protection sociale contre la privatisation de l'assurance-maladie, une politique volontariste pour l'emploi contre l'abandon des salariés à la seule bonne volonté du patronat, l'approfondissement des mécanismes de citoyenneté en rendant notre démocratie plus participative contre la professionnalisation de la vie politique, la défense de la laïcité contre toutes les formes de communautarisme, la lutte pour l'égalité de tous contre toutes les discriminations raciales et sociales, la protection des salariés au travers d'une sécurité sociale professionnelle contre la précarisation de leur condition, la mise en ½uvre d'un développement durable contre les décisions qui néglige les intérêts des générations futures... tous ces projets comme ces menaces sont devant nous. Deux modèles de société continuent de s'opposer. Libéralisme contre socialisme. Rien de cette division n'a perdu de son actualité ni de sa pertinence.

La seule chose qui ait changé, c'est la dimension de notre combat. Il ne peut plus se limiter au territoire national. Hier notre internationalisme était d'abord lié à une conception universelle de notre idéal. Il est aujourd'hui une absolue nécessité. Face à la globalisation de l'économie, à la mondialisation des échanges mais aussi pour traiter la question environnementale, prévenir les guerres ou gagner la paix, il faut aujourd'hui agir au niveau le plus approprié, c'est-à-dire celui de l'Union européenne et du monde.

Face à une droite qui cherche à banaliser les enjeux, dépolitiser les scrutins, brouiller les identités, il est plus que jamais besoin de militants pour rendre tout son sens à la politique. Nous devons éclairer nos concitoyens, leur restituer les choix possibles, leur rendre leur pouvoir en constituant l'alternative au dessein néo-conservateur de la droite.

Il nous reste tant à faire ensemble.

François Hollande, Premier secrétaire du Parti Socialiste "

Les Verts représentent aujourd'hui une vrai force politique. Ce parti est né en 1984 au congrès de Vichy, et représentait surtout un mouvement écologiste que politique proprement dit.

"Les élections municipales et européennes de 1989 voient une forte poussée des Verts. De 1000 adhérents en 1984, les Verts sont désormais 6000, avec un début de réel enracinement local.
Mais ce succès est fragile : la stratégie de « ni droite-ni gauche » ne permet pas de dépasser le rôle de parti monothématique et, donc, protestataire.
A l'issue d'un débat conflictuel, les Verts tranchent en 1993 en rompant avec le positionnement « ni droite-ni gauche », pour s'inscrire résolument dans le camp de la transformation sociale. Ce choix a un coût : les élections européennes de 1994 sont un désastre et, au milieu des années 1990, le nombre des adhérents a fondu de moitié, avec 3300 adhérents." (lesverts.fr)

Le PRG (Parti Radical de Gauche), fondé en 1973, a perdu du poids mais reste un parti très important. De grandes figures, comme Clémenceau, Mendès-France, ou plus récemment Bernard Tapie en ont fait partie.

"Les radicaux sont, à gauche, différents. Ils ne sont ni marxistes, ni socialistes. Ils
ne lisent pas l'histoire comme celle d'une lutte des classes, et ne sont pas de ce
fait aveugles aux réalités d'une époque où le partage de la planète entre pays
nantis et pays démunis, comme l'exclusion sociale d'une part de la population des
sociétés les plus avancées, ne doivent rien aux analyses d'un autre siècle. Ils ne sont pas
convaincus des vertus de l'étatisme, du dirigisme, ou de la pertinence du recours à des
gestes censés symboliser le progrès."
(www.planeteradicale.org)

# Posté le lundi 22 mai 2006 07:05

Modifié le lundi 22 mai 2006 08:24

Qu'est-ce qu'être de gauche?

Qu'est-ce qu'être de gauche?
Etre de gauche, c'est :
- penser que l'évolution sociale n'est pas indissociable de l'évolution du niveau de vie d'un pays
- refuser de rentrer dans un pays policier vers lequel nous allons ; c'est, pour dire simple, être atterré par la politique de M. Sarkozy (politique d'ailleurs largement inefficace). Si le droite semble choisir la seule sanction, plutôt que la prévention, il ne faut pas croire qu'être de gauche, c'est prôner le laxisme, c'est laisser se tramer la violence. Être de gauche, c'est comprendre qu'on ne peut pas dissocier les actes de l'environnement dans lequel a évolué l'individu. Dire qu'un jeune des banlieues, vu son environnement, a plus de chance de devenir délinquant qu'un jeune du XVIème, c'est une évidence. Pourtant, la droite semble l'oublier. Si certains sombrent dans la violence, il y a des explications. Cela n'excuse pas, ni justifie mais cela explique. La majorité de ces jeunes banlieusards sont français, beaucoup issus de l'immigration, c'est vrai mais sur leur carte d'identité, il y a marqué "français", alors il n'y a pas à discuter. Ils parlent français. Rêvent d'être un Français respecté. Et c'est bien là le problème, il ne voit pas comment devenir un Français respecté. On lui renvoie toujours à la face sa couleur ou son style vestimentaire. Et le cercle vicieux est lancé, marginalisé, il crée ses propres codes et se drape de l'utile toge de la victime. Parce qu'il ne se voit pas d'avenir, il ne voit pas qu'il n'est rien d'autre que ce qu'il se fait, bref, que c'est avant tout lui le responsable de sa situation. Être de gauche, ce n'est pas être manichéen, les malheureux gens de la banlieue contre ces enculés de flics. Ce n'est pas ça. C'est être humaniste et comprendre que vivre dans une barre, dans un établissement de ZEP, à 3/4 d'heure en bus d'un centre ville, c'est pas super pour se construire. Et la meilleure façon de lutter contre la violence, c'est de déplacer le curseur vers un peu plus de prévention, renouer le dialogue, créer un tissu social, montrer que l'Etat existe mais pas seulement pour sanctionner, aussi pour aider, guider, orienter. Un habile équilibre entre l'entraide et la sanction, entre la solidarité et la punition.
- renouer le dialogue et réparer certaines erreurs commises ces dernières années qui ont eues des répercussion très importantes. Un exemple : rétablir les polices de proximité installées sous le gouvernement Jospin et retirées sous le gouvernement Raffarin.
- lutter contre tous types de discrimination. Rappelons la devise de la France : "Liberté, égalité, fraternité" (ceci est valable pour les médias aussi...)
- créer des politiques favorisant le développement durable, donc prendre en compte l'écologie et l'avenir de la planète
- diminuer les inégalités

# Posté le samedi 20 mai 2006 04:34

Modifié le lundi 22 mai 2006 09:19

pourquoi être contre le cpe

ce n'est pas être partisan de l'immobilisme,
ni d'un statu-quo,
ni la nostalgie des Trente Glorieuses.

C'est refuser un pragmatisme répandu ailleurs, qu'on tente de nous imposer comme modèle sous-jacent d'une société où l'aléa économique est seul supporté par l'employé.

Ce n'est diaboliser l'employeur. Il ne vire que rarement par plaisir. Si la demande baisse, que ses charges salariales sont de trop, on peut comprendre, par souci de conversation et d'efficacité économique qu'il se débarasse du salarié.
Seulement, derrière le salarié, il y a l'homme, sa famille, son honneur.
Tout le monde n'a pas la même vision de la dignité. La précarité est une donnée subjective : la plupart (tous?) de nos voisins occidentaux ont choisi comme réponse à la nouvelle donne économique, une économie post-tertiaire, découpée, fragmentée la seule flexibilité du contrat de travail.
Nous ne sommes pas convaincus, nous ne voulons pas de cette épée de Damoclès.

Cessons de faire croire au jeune employé que s'il bosse comme un dingue, il aura son CDI et sera sauvé.
Pure fadaise!

Pourquoi pas à vie la période d'essai?

Soyons fous?

Et pourquoi ne pas supprimer ce putain de SMIC aussi. Après tout, si on pouvait adapter la charge salariale en fonction du coût, ça nous aiderait non!?

Mais non, c'est un choix de société qu'il convient de faire, démocratiquement.

Il n'est pas question de créer un salarié inamovible, immobile, inadapté, qui s'avilit.

Créons le salarié dynamique, qui se forme, se reforme mais ne se déforme pas. Imaginons un salarié actif, qui s'adapte à la demande, à une sous-traitance, à un autre emploi si nécessaire.

Ne feignons pas de croire que la flexibilité est notre seul salut.

Un salarié productif, dynamique, confiant en ses compétences et en la confiance de l'employeur, c'est possible, non?

Ensemble pour un projet MODERNE, NOVATEUR où s'allieront dans une portée humaniste le choix de la rentabilité économique avec celui du bien-être social pour tous.

Youpiiii!

(nous avions écrit cet article sur un autre blog au moment des manifestations)

# Posté le samedi 20 mai 2006 04:05

Les grandes figures de la gauche

Les grandes figures de la gauche
Meme si ce ne sont pas les seuls figures, ce sont les plus représentatives de la gauche en France. Il sagit évidemment de François Miterrand, Léon Blum et Jean Jaurès.

Mitterand, parce qu'au-delà de ses travers, il a montré que la gauche pouvait être une alternative crédible sous la Vème République. Si son bilan est criticable, c'est sous sa présidence que la peine de mort fut abolie, que les premières lois - nécessaires - de décentralisation furent lancées, que les conditions de vie des salariés furent vues à la hausse, que l'Europe s'est construite, que la gauche a espéré. Même si elle a été en partie déçue.

Blum, pour le Front Populaire, feu d'artifice de courte durée mais ô combien symbolique. Congés payés, augmentations de salaire.

Jaurès, pour son combat, son pacifisme, parce qu'il a été de gauche sans tomber dans le piège du communisme ou du populisme. C'est le fanatisme qui l'a tué, achevant les derniers espoirs de paix. Les Français pouvaient enfin avoir cette guerre qu'ils rêvaient tant de partager avec leurs "amis" européens. "Pourquoi ont-ils tué Jaurès?" (J. Brel)

Voici le dernier discours de Jean Jaurès, 5 jours avant sa mort. On y retrouve son pacifisme, son refus de tout nationalisme et même une critique à l'égard de la politique coloniale. Bref, à contre-sens des moutons fanatisés et obsédés à l'idée d'aller se faire tuer durant une guerre plus que jamais immorale et vaine. On y aperçoit aussi l'éloquence de l'homme politique, du citoyen, de l'humaniste.
Mais, pourquoi ont-ils tué Jaurès?

CITOYENS,

Je veux vous dire ce soir que jamais nous n'avons été, que jamais depuis quarante ans l'Europe n'a été dans une situation plus menaçante et plus tragique que celle où nous sommes à l'heure où j'ai la responsabilité de vous adresser la parole. Ah! citoyens, je ne veux pas forcer les couleurs sombres du tableau, je ne veux pas dire que la rupture diplomatique dont nous avons eu la nouvelle il y a une demie heure, entre l'Autriche et la Serbie, signifie nécessairement qu'une guerre entre l'Autriche et la Serbie va éclater et je ne dis pas que si la guerre éclate entre la Serbie et l'Autriche le conflit s'étendra nécessairement au reste de l'Europe, mais je dis que nous avons contre nous, contre la paix, contre la vie des hommes à l'heure actuelle, des chances terribles et contre lesquelles il faudra que les prolétaires de l'Europe tentent les efforts de solidarité suprême qu'ils pourront tenter.
(...)

Chaque peuple paraît à travers les rues de l'Europe avec sa petite torche à la main et maintenant voilà l'incendie. Eh bien! citoyens, nous avons notre part de responsabilité, mais elle ne cache pas la responsabilité des autres et nous avons le droit et le devoir de dénoncer, d'une part, la sournoiserie et la brutalité de la diplomatie allemande, et, d'autre part, la duplicité de la diplomatie russe. (...)

Eh bien! citoyens, dans l'obscurité qui nous environne, dans l'incertitude profonde où nous sommes de ce que sera demain, je ne veux prononcer aucune parole téméraire, j'espère encore malgré tout qu'en raison même de l'énormité du désastre dont nous sommes menacés, à la dernière minute, les gouvernements se ressaisiront et que nous n'aurons pas à frémir d'horreur à la pensée du cataclysme qu'entraînerait aujourd'hui pour les hommes une guerre européenne.
(...)

Songez à ce que serait le désastre pour l'Europe: ce ne serait plus, comme dans les Balkans, une armée de trois cent mille hommes, mais quatre, cinq et six armées de deux millions d'hommes. Quel massacre, quelles ruines, quelle barbarie! Et voilà pourquoi, quand la nuée de l'orage est déjà sur nous, voilà pourquoi je veux espérer encore que le crime ne sera pas consommé. Citoyens, si la tempête éclatait, tous, nous socialistes, nous aurons le souci de nous sauver le plus tôt possible du crime que les dirigeants auront commis et en attendant, s'il nous reste quelque chose, s'il nous reste quelques heures, nous redoublerons d'efforts pour prévenir la catastrophe. Déjà, dans le Vorwaerts, nos camarades socialistes d'Allemagne s'élèvent avec indignation contre la note de l'Autriche et je crois que notre bureau socialiste international est convoqué.

Quoi qu'il en soit, citoyens, et je dis ces choses avec une sorte de désespoir, il n'y a plus, au moment où nous sommes menacés de meurtre et, de sauvagerie, qu'une chance pour le maintien de la paix et le salut de la civilisation, c'est que le prolétariat rassemble toutes ses forces qui comptent un grand nombre de frères, Français, Anglais, Allemands, Italiens, Russes et que nous demandions à ces milliers d'hommes de s'unir pour que le battement unanime de leurs c½urs écarte l'horrible cauchemar.

J'aurais honte de moi-même, citoyens, s'il y avait parmi vous un seul qui puisse croire que je cherche à tourner au profit d'une victoire électorale, si précieuse qu'elle puisse être, le drame des événements. Mais j'ai le droit de vous dire que c'est notre devoir à nous, à vous tous, de ne pas négliger une seule occasion de montrer que vous êtes avec ce parti socialiste international qui représente à cette heure, sous l'orage, la seule promesse d'une possibilité de paix ou d'un rétablissement de la paix.

Jean Jaurès, discours prononcé le 25 Juillet 1914.

# Posté le vendredi 19 mai 2006 13:07

Modifié le lundi 22 mai 2006 08:22

Pour commencer : une photo "amusante"

Nicolas Sarkozy en visite au Mali
Pour commencer : une photo "amusante"

# Posté le vendredi 19 mai 2006 10:46