Le parti socialiste est incontestablement, à l'heure actuelle, le parti principal de la gauche démocrate en France. François Hollande en est le premier secrétaire et en fait cette petite description :
"Le socialisme est né du « contraste entre le faste des uns et le dénuement des autres, entre le labeur accablant et la paresse insolente. Il n'est pas le produit de l'envie, qui est le plus bas des mobiles humains, mais de la justice et de la pitié, qui sont les plus nobles ».
De Jaurès à Jospin, les socialistes ont imposé une autre vision de la société, plus juste et plus solidaire. Sans la gauche, je laisse chacun imaginer ce que serait le visage de la France et plus largement celui de l'Europe aujourd'hui.
Mais notre combat ne s'est pas éteint après nos premières victoires. La gauche demeure tout à la fois une espérance et le moyen de défendre les droits acquis que la droite remet en cause avec l'esprit de système. Une fiscalité plus équitable contre une baisse inégalitaire des impôts, la promotion et l'émancipation de tous par l'éducation tout au long de la vie contre une école à deux vitesses, l'accès de tous aux soins et la sauvegarde de notre système de protection sociale contre la privatisation de l'assurance-maladie, une politique volontariste pour l'emploi contre l'abandon des salariés à la seule bonne volonté du patronat, l'approfondissement des mécanismes de citoyenneté en rendant notre démocratie plus participative contre la professionnalisation de la vie politique, la défense de la laïcité contre toutes les formes de communautarisme, la lutte pour l'égalité de tous contre toutes les discriminations raciales et sociales, la protection des salariés au travers d'une sécurité sociale professionnelle contre la précarisation de leur condition, la mise en ½uvre d'un développement durable contre les décisions qui néglige les intérêts des générations futures... tous ces projets comme ces menaces sont devant nous. Deux modèles de société continuent de s'opposer. Libéralisme contre socialisme. Rien de cette division n'a perdu de son actualité ni de sa pertinence.
La seule chose qui ait changé, c'est la dimension de notre combat. Il ne peut plus se limiter au territoire national. Hier notre internationalisme était d'abord lié à une conception universelle de notre idéal. Il est aujourd'hui une absolue nécessité. Face à la globalisation de l'économie, à la mondialisation des échanges mais aussi pour traiter la question environnementale, prévenir les guerres ou gagner la paix, il faut aujourd'hui agir au niveau le plus approprié, c'est-à-dire celui de l'Union européenne et du monde.
Face à une droite qui cherche à banaliser les enjeux, dépolitiser les scrutins, brouiller les identités, il est plus que jamais besoin de militants pour rendre tout son sens à la politique. Nous devons éclairer nos concitoyens, leur restituer les choix possibles, leur rendre leur pouvoir en constituant l'alternative au dessein néo-conservateur de la droite.
Il nous reste tant à faire ensemble.
François Hollande, Premier secrétaire du Parti Socialiste "
Les Verts représentent aujourd'hui une vrai force politique. Ce parti est né en 1984 au congrès de Vichy, et représentait surtout un mouvement écologiste que politique proprement dit.
"Les élections municipales et européennes de 1989 voient une forte poussée des Verts. De 1000 adhérents en 1984, les Verts sont désormais 6000, avec un début de réel enracinement local.
Mais ce succès est fragile : la stratégie de « ni droite-ni gauche » ne permet pas de dépasser le rôle de parti monothématique et, donc, protestataire.
A l'issue d'un débat conflictuel, les Verts tranchent en 1993 en rompant avec le positionnement « ni droite-ni gauche », pour s'inscrire résolument dans le camp de la transformation sociale. Ce choix a un coût : les élections européennes de 1994 sont un désastre et, au milieu des années 1990, le nombre des adhérents a fondu de moitié, avec 3300 adhérents." (lesverts.fr)
Le PRG (Parti Radical de Gauche), fondé en 1973, a perdu du poids mais reste un parti très important. De grandes figures, comme Clémenceau, Mendès-France, ou plus récemment Bernard Tapie en ont fait partie.
"Les radicaux sont, à gauche, différents. Ils ne sont ni marxistes, ni socialistes. Ils
ne lisent pas l'histoire comme celle d'une lutte des classes, et ne sont pas de ce
fait aveugles aux réalités d'une époque où le partage de la planète entre pays
nantis et pays démunis, comme l'exclusion sociale d'une part de la population des
sociétés les plus avancées, ne doivent rien aux analyses d'un autre siècle. Ils ne sont pas
convaincus des vertus de l'étatisme, du dirigisme, ou de la pertinence du recours à des
gestes censés symboliser le progrès."
(www.planeteradicale.org)


